Le XIXᵉ en représentation(s)

Le XIXᵉ en représentation(s)

Directeur – Jean-Marie Roulin

Dans la France de 1789 à 1900, la littérature et la fiction, plus qu’à tout autre moment, construisent des structures d’intelligibilité pour penser un monde révolutionné et en profonde mutation. Dans un travail de représentation et d’élaboration poétique ou rhétorique, elles façonnent des imaginaires sociaux, elles interrogent les savoirs, elles reconfigurent les discours et leur portée idéologique. C’est à l’étude de ces reconfigurations qu’est dédiée la collection. Ouverte à diverses approches méthodologiques ou théoriques, elle propose des ouvrages qui interrogent les modalités par lesquelles les textes littéraires représentent, imaginent et pensent la société de la France révolutionnée. La littérature, entendue ici au sens large, embrasse la pluralité des genres et des discours, dans la diversité de leurs supports éditoriaux, des œuvres canoniques aux ouvrages populaires, des publications en volume à l’écriture périodique dans la presse. 

   

Penser la famille au XIXᵉ siècle (1789-1870)

Claudie Bernard
Préface de Yvonne Knibiehler


© PUSE, 2019.
Dans la France du XIXe siècle, l’institution familiale se trouve dans une phase de transition historique, et dans une position à la fois triomphale et contestée. Avec l’avènement de la classe et des valeurs bourgeoises portées par la Révolution se répand le modèle domestique bourgeois ; les familles de type nobiliaire ou paysan, enracinées dans une terre et une tradition, prises dans un réseau de relations lignagères et communautaires, et placées sous l’autorité du père, reculent devant le ménage mobile, autonome, rassemblé par l’amour autour de la mère et des enfants, qui caractérise notre civilisation industrielle et urbaine. Ce livre interroge la façon dont les intellectuels du dix-neuvième siècle ont pensé la mutation de la famille, considérée dans son rôle de médiateur entre l’individuel et le social.
Une telle étude apparaît d’autant plus opportune aujourd’hui que, un peu comme dans les décennies postrévolutionnaires, la famille est en pleine redéfinition, et se pense volontiers sur le mode de la crise.

Réédition numérique de l'ouvrage épuisé, initialement paru en 2007.

Table des matières

ISBN 978-2-86272-705-9
Format numérique
Prix 10€
Disponible ici

Publié le 13 mai 2019

Benjamin Constant, l'esprit d'une œuvre

Jean-Marie Roulin et Éric Bordas (dir.)


© PUSE, 2018.
Doué d’une parole précise et cinglante, Benjamin Constant a été un journaliste et un homme politique de premier plan, depuis les dernières années de la Révolution jusqu’à la fin de la Restauration. Ses écrits politiques constituent un jalon essentiel de la réflexion sur les fondements de la société démocratique et de la vie parlementaire, en France comme dans le monde. Dans le domaine de la création littéraire, le cursif Adolphe s’est imposé comme une œuvre majeure du roman à la première personne, et ses journaux sont un des chefs-d’œuvre de l’écriture intime.
Ouvrant une perspective nouvelle à la connaissance de Constant par la largeur du corpus envisagé, cet ouvrage analyse l’écriture, le style, la manière, tout ce qui fait la spécificité de l’esprit d’une œuvre qui ne ressemble à aucune autre : de la fiction littéraire aux essais politiques, de l’histoire de la religion à la réflexion sur le théâtre, c’est un art exemplaire de l’analyse et de l’argumentation, un style singulier qui nous est révélé.

Table des matières

ISBN 978-2-86272-713-4
Format 16x24 cm - 228 pages
Prix 20€
Disponible en librairies et par correspondance

Publié le 10 janvier 2019

Le jeu des familles dans le roman du XIXᵉ siècle

Claudie Bernard


© PUSE, 2014.
Médiation entre l’individu et la société, la famille apparaît comme un facteur essentiel tant dans la construction des égos que dans l’élaboration de l’ordre collectif. En un XIXe siècle où se modifient les normes et les pratiques de l’institution, le roman explore les règles, les enjeux, les dessous de cartes de celle-ci, et, misant sur la dynamique de la mêmeté et de l’altérité qui assure le renouvellement domestique et généalogique, en fait jouer les possibles.
Le Jeu des familles se penche d’abord, avec Balzac puis Paul Bourget, sur les nostalgies patriarcales, qui exaltent les valeurs de la filiation et de la transmission, vecteurs de la mêmeté. Il se tourne ensuite, avec Balzac, les Goncourt et Zola, vers les atouts et les handicaps du familialisme bourgeois moderne, qui privilégie les préférences individuelles et l’alliance, point d’insertion de l’« autre ». Il examine l’utopie d’une rédemption fraternitaire proposée par George Sand et Eugène Sue, qui rêvent de faire de la famille la matrice de la cohabitation des classes et de la réconciliation des sexes. Il suit enfin, chez Edmond de Goncourt, Barbey d’Aurevilly et Elémir Bourges, la décadence des lignages et des maisonnées fin de siècle, dans lesquelles se brouillent délibérément les cartes. Convoquant de nombreux textes, fictionnels et fictionnels, cet essai montre comment le roman répercute, repense, reconfigure l’institution, et participe ainsi à sa redéfinition.

Table des matières

ISBN 978-2-86272-645-8
Format 16x24 cm - 324 pages
Prix 25€
Disponible en librairies et par correspondance

Publié le 6 février 2014

George Sand critique Une autorité paradoxale

Olivier Bara et Christine Planté (dir.)


© PUSE, 2011.
De 1833 à 1876, George Sand a poursuivi une activité critique. Elle a présenté pour la première fois Maurice de Guérin et Adam Mickiewicz, elle a tôt reconnu et salué Eugène Fromentin, défendu les romans de Flaubert, soutenu les créations de Victor Hugo exilé. Balzac avait songé à lui demander une préface pour La Comédie humaine.
Écrivant sur la littérature de son temps et, plus rarement, sur la littérature du passé, George Sandˆ apparaît dans une position d’autorité paradoxale qu’elle a pu construire grâce au succès de son œuvre romanesque. Bien que femme, et souvent installée à Nohant loin de la capitale, elle sait utiliser avec beaucoup d’intelligence les nouveaux moyens médiatiques de l’édition et de la presse. Par la liberté du ton et des formes, ses articles participent de l’invention d’une critique d’écrivain, où l’empathie n’exclut pas la combativité.
Le volume révèle combien fut déterminant le rôle joué par George Sand dans la vie littéraire et intellectuelle du XIXe siècle.

Table des matières

ISBN 978-2-86272-579-6
Format 16x24 cm - 264 pages
Prix 18€
Disponible en librairies et par correspondance

Publié le 2 mars 2011

George Sand journaliste

Marie-Ève Thérenty (dir.)


© PUSE, 2011.
On ignore encore souvent que George Sand a été une journaliste prolixe tout au long de sa vie. Polygraphe, elle ne s’est pas cantonnée à une forme ou une rubrique mais elle a utilisé toute la palette du journaliste et du reviewer : elle a pratiqué la critique dramatique, la critique littéraire, la critique picturale, les grands articles politiques, le récit de voyage, les études de mœurs, les nécrologies, le billet d’humeur, le droit de réponse. Elle a fréquenté tous les types possibles de journaux : quotidiens, grandes revues, magazines, illustrés, petits journaux littéraires... Elle-même ne considérait pas cette production comme mineure dans l’ensemble de son œuvre puisque régulièrement elle s’est évertuée à faire publier en recueils ses articles. Cet ouvrage se propose d’étudier les relations de George Sand avec la presse notamment dans l’édi…cation d’une pensée du média, ce qu’elle-même appelait « la science du journalisme », avec ses crises et ses aléas. Mais ce volume montre aussi que si George Sand est réceptive aux mutations d’une écriture journalistique en plein bouleversement, elle fait aussi du journal très explicitement son propre œuvre en détournant tous les codes attendus pour produire des textes hors norme. Cette expérience de la presse irrigue le reste de son œuvre, du roman-feuilleton à l’œuvre autobiographique en passant par le théâtre.

 

ISBN 978-2-86272-580-2
Format 16x24 cm - 304 pages
Prix 21€
Disponible en librairies et par correspondance

Publié le 30 juin 2011

La jeune critique des petites revues symbolistes

Yoan Vérilhac


© PUSE, 2010.
L’extraordinaire développement de la petite presse littéraire qui a accompagné le mouvement symboliste est un phénomène remarquable de l’histoire littéraire. Laboratoire d’expérimentation pour les esthétiques d’avant-garde, mais aussi véritable invention médiatique, la petite revue constitue une appropriation des pratiques journalistiques, de la critique littéraire au premier chef. Quel rôle la critique périodique peut-elle jouer dans l’inscription de la littérature dans la modernité ? quel emploi constitue celui de critique en regard de celui d’artiste ? Au moment où les écrivains semblent considérer de la façon la plus radicale que l’avènement de l’ère médiatique porte en soi la mort de la littérature, la ­ figure du jeune critique de revue émerge : lutteur intolérant, chroniqueur inlassable de l’actualité artistique et de la vie moderne, il s’impose comme l’interlocuteur indispensable du pur poète et comme une voix essentielle dans le système de communication littéraire qui se met en place dans les vingt dernières années du XIXe siècle.

 

ISBN 978-2-86272-555-0
Format 16x24 cm - 344 pages
Prix 23€
Disponible en librairies et par correspondance

Publié le 18 novembre 2010

Chateaubriand, penser et écrire l'histoire

Ivanna Rosi et Jean-Marie Roulin (dir.)


© PUSE, 2009.
Toute l’œuvre de Chateaubriand l’œuvre est hantée par une pensée de l’Histoire, disséminée dans des textes de genres divers, de l’essai politique à l’autobiographie, du roman historique à l’article de presse. Située à un tournant décisif, historiquement avec la Révolution, et épistémologiquement, entre la fin des Lumières et l’émergence de l’historiographie romantique, elle a joué un rôle fondamental dans la recomposition en France des études historiques entre Voltaire et Michelet. Explorant des textes encore mal connus, comme les Études historiques ou l’Analyse raisonnée de l’Histoire de France, et jetant un nouvel éclairage sur des œuvres comme l’Essai sur les révolutions, le Génie du christianisme ou les Mémoires d’outre-tombe, cet ouvrage collectif analyse la manière dont Chateaubriand a pensé l’Histoire et dont il a envisagé son écriture dans le nouveau champ littéraire qui se constitue au début du XIXe siècle.
Cette pensée et cette écriture de l’Histoire sont appréhendées dans quatre perspectives. La première partie est consacrée aux questions de méthode historique, telle que la causalité, la place du document, la périodisation. La deuxième partie porte sur le temps, sur l’usage de l’Histoire dans la construction d’une vision du présent et de la modernité, et sur la relation qui se construit avec la pensée contemporaine. La troisième partie porte sur l’élaboration d’une écriture de l’Histoire, analysant notamment le travail de recyclage des sources, la rédaction de l’article de presse et l’écriture mémorialiste. Enfin la quatrième partie propose une étude de l’application d’une pensée de l’histoire à l’art : si Chateaubriand ne réussit pas à construire une histoire de l’art cohérente dans ses principes, il parvient en revanche à faire de l’historien un artiste et de l’artiste un personnage ancré dans l’Histoire.

Table des matières

ISBN 978-2-86272-519-2
Format 16x24 cm - 320 pages
Prix 21€
Disponible par correspondance

Publié le 10 septembre 2009

La production de l'immatérielThéories, représentations et pratiques de la culture au XIXᵉ siècle

Jean-Yves Mollier, Philippe Régnier et Alain Vaillant (dir.)


© PUSE, 2008.
Siècle du passage à l’économie libérale et à la société industrielle, le XIXe siècle voit en France la création littéraire et artistique prendre tous les caractères d’une « production » – pensée avant même notre entrée, au XXIe siècle, dans l’ère de l’immatérialité numérique –, comme celle de « produits immatériels ». Les belles-lettres et les beaux-arts doivent alors et sans retour s’adapter à ce nouveau système d’échanges et de valeurs, viser un public de masse, trouver leur place dans le premier des médias modernes qu’est la presse périodique (journaux et revues). En même temps, l’État postrévolutionnaire invente et instaure la pratique spécifiquement française de la politique culturelle à des fins d’autolégitimation, d’identité nationale et d’instruction publique. Il définit juridiquement la propriété intellectuelle.
C’est ainsi que s’organise un marché contrôlé et régulé de l’immatériel, dont les principes et les effets ne manquent pas de susciter réflexion et critiques chez les contemporains.
Quant aux poètes, romanciers, dramaturges, compositeurs d’opéra, peintres, etc., tous, de créateurs devenus « producteurs », et contraints de se redéployer par rapport au nouveau cadre, ils l’acceptent, le contournent ou le combattent selon des stratégies très diverses. Ainsi, d’une manière ou d’une autre, cette situation finit-elle par s’inscrire dans l’énonciation, dans la poétique et dans la thématique de ce qu’ils persistent à vouloir nommer leurs œuvres. Bon gré, mal gré, elle les stimule à un renouvellement des formes et des genres.
À travers les contributions d’une trentaine de spécialistes du XIXe siècle, l’histoire culturelle et l’histoire de l’art joignent leurs approches à celles de l’histoire littéraire pour proposer des études de cas et construire une vision d’ensemble. L’ouvrage se focalise plus spécialement sur un certain nombre de témoins et d’acteurs centraux, tels Balzac, George Sand, Baudelaire, Vallès, Mallarmé, Courbet, qui permettent de dégager des phénomènes transversaux non dépourvus d'analogies avec la période de mutations actuelle.

 

ISBN 978-2-86272-483-6
Format 16x24 cm - 472 pages
Prix 20€
Disponible en librairies et par correspondance

Publié le 11 septembre 2008

Qu'est-ce qu'un événement littéraire au XIXᵉ siècle ?

Corinne Saminadayar-Perrin (dir.)


© PUSE, 2008.
La notion d’événement littéraire est née au dix-neuvième siècle, au moment où la littérature se constitue en objet historique, cependant que la médiatisation croissante du champ culturel entraîne des pratiques et des stratégies radicalement nouvelles. La conception événementielle de la littérature met au premier plan les critères d’écart, d’originalité ou de rupture, que ce soit dans l’appréhension des chefs-d’œuvre du passé ou la réception des productions contemporaines : la reconnaissance de ce qui fait événement engage nécessairement une (re)définition de la littérature. Question lourde d’enjeux, au moment où l’essor de la presse et les bouleversements du marché culturel imposent des règles inédites, souvent ressenties comme traumatisantes : la valeur d’une œuvre est-elle réductible à son impact événementiel ? celui-ci constitue-t-il une instance de légitimation ? un événement littéraire est-il encore possible dans le système éditorial moderne qui s’esquisse alors ? Le débat est aussi complexe que décisif : il questionne les effets sociaux de la littérature, et, au-delà, son possible impact sur l’histoire. L’événement littéraire oblige à se demander ce qu’est, ce que vaut, ce que fait la littérature.

Table des matières

ISBN 978-2-86272-479-9
Format 16x24 cm - 320 pages
Prix 22€
Disponible en librairies et par correspondance

Publié le 15 mai 2008

Les discours du journalRhétorique et médias au XIXᵉ siècle (1836-1885)

Corinne Saminadayar-Perrin


© PUSE, 2007.
Au XIXe siècle, la presse devient le premier média de masse qu’ait connu la France : aussi désigne-t-on volontiers cette période, qui s’étend jusqu’en 1914, comme la « civilisation du journal ». Or, à lire les journaux les plus « modernes » de la monarchie de Juillet ou du Second Empire (La Presse de Girardin, Le Figaro de Villemessant...), on s’avise d’un surprenant paradoxe : le journal s’efforce d’inventer un dispositif communicationnel révolutionnaire, distinct de l’ancien modèle oratoire ; pourtant, celui-ci continue à imposer ses paradigmes et ses modèles d’écriture jusqu’à la Troisième République au moins. L’écriture journalistique des années 1836-1885, avant l’émergence en France de la grande presse d’information à l’anglo-saxonne, est constitutivement rhétorique.
Quels sont les modalités et les enjeux de cette reconfiguration médiatique d’un très ancien héritage rhétorique ? Quelle conception de la communication et de l’espace public engage-t-elle ? Quel rôle réserve-t-elle à l’intellectuel, à l’écrivain, au journaliste ? Toutes ces questions sont décisives en un siècle où s’invente, en France, la démocratie.

Table des matières

ISBN 978-2-86272-439-3
Format 16x24 cm - 276 pages
Prix 25€
Disponible en librairies et par correspondance

Publié le 25 janvier 2007

L'Exil et l'UtopiePolitique de Verlaine

Arnaud Bernadet


© PUSE, 2007.
Ce livre prend pour objet l’historicité des textes de Paul Verlaine, de ses vers et de ses proses. Il s’efforce d’inscrire l’œuvre dans le cadre événementiel et factuel qui est le sien au XIXe siècle et, en montrant qu’il s’agit pour cette raison d’une œuvre datée, en prise avec les bouleversements de son époque, de mettre en valeur la continuité d’une réflexion et d’une pratique qui unit chez Verlaine art, langage et politique.
L’idée centrale est que la question du politique n’est pas séparable d’une requête de spécificité dans l’écriture, de l’invention de la valeur dans le poème : elle engage très directement la manière de l’écrivain. On envisage ainsi trois périodes décisives de l’auteur : républicaine (1866-1870), socialiste et communaliste (1871-1874), réactionnaire et chrétienne (1875-1896).
Dans chaque cas, et malgré les divergences idéologiques qui subsistent indéniablement entre l’écrivain de Poèmes saturniens et celui de Sagesse ou de Bonheur, il apparaît que la relation à l’histoire se noue de façon privilégiée autour d’une poétique du vaincu : catholique en pleine ère laïque et républicaine, démocrate-socialiste au temps du bonapartisme, le sujet chez Verlaine est toujours vaincu dans et par l’histoire.

Table des matières

ISBN 978-2-86272-460-7
Format 16x24 cm - 256 pages
Prix 25€
Disponible en librairies et par correspondance

Publié le 20 octobre 2007

Imaginaire et représentations des entrées royales au XIXᵉ siècle : une sémiologie du pouvoir politique

Corinne et Éric Perrin-Saminadayar (dir.)


© PUSE, 2006.
La Restauration marque la paradoxale résurrection du rituel de l’entrée royale, cérémonie spectaculaire qui met en scène le pouvoir représenté par le souverain, et témoigne de sa mainmise symbolique sur le territoire dont sa propre personne incarne l’unité politique. Jusqu’aux débuts de la troisième République, cette traditionnelle cérémonie du pouvoir connaît maints réinvestissements symptomatiques.
Parallèlement, en ce siècle des révolutions, l’historiographie, la littérature, l’iconographie manifestent un intérêt tout particulier pour l’entrée royale ; en effet, ce dispositif complexe offre un modèle particulièrement efficace lorsqu’on s’interroge sur les modes de production de la légitimité politique. L’entrée royale, à la fois événement et récit, acte et paroles, construit une fiction du pouvoir : elle constitue un excellent point d’optique pour analyser le fonctionnement symbolique des fêtes de souveraineté, les logiques rhétoriques et stratégiques qui la fondent, enfin ses conditions d’efficacité et ses possibilités d’adaptation — toutes questions essentielles en un siècle qui travaille à une refondation symbolique prenant acte des effets de la Révolution.

 

ISBN 978-2-86272-390-7
Format 16x24 cm - 288 pages
Prix 25€
Disponible en librairies et par correspondance

Publié le 23 février 2006

Corps, Littérature, Société (1789-1900)

Jean-Marie Roulin (dir.)


© PUSE, 2005.
Écrire le corps, c’est scruter les traces qu’y a laissées l’Histoire, sonder la manière dont la loi s’y inscrit, interroger les signes d’une appartenance sociale. Or, avec 1789, l’individu devient plus que jamais marqué par le politique. Aussi la littérature postrévolutionnaire porte-t-elle une attention particulière aux relations du personnage à la société, faisant du corps un des lieux privilégiés de leur représentation.
À travers quelques œuvres majeures du dix-neuvième siècle (Sade, Balzac, Dumas, Michelet, Baudelaire), les études réunies dans ce volume s’interrogent sur la signification sociale du corps, montrant comment il permet de figurer les rapports (souvent conflictuels) de l’individu à la société, au politique et à l’Histoire.

 

ISBN 978-2-86272-384-6
Format 16x24 cm - 312 pages
Prix 25€
Disponible par correspondance

Publié le 9 novembre 2005

Livres épuisés

  • Penser la famille au XIXe siècle (1789-1870)
    Claudie Bernard – 2007
    ISBN 978-2-86272-453-9
    480 pages