Ça vient de sortir

Éloges collectifs de femmes à la Renaissance française

Renée-Claude Breitenstein (éd.)

 

© Presses universitaires de Saint-Étienne

 

À la Renaissance, les textes célébrant l’excellence des femmes fleurissent en France sous l’influence de la réflexion humaniste sur le mariage, la présence de grandes dames au pouvoir et l’essor de l’imprimerie. Ils s’inscrivent aussi dans la Querelle des femmes en répondant, implicitement ou explicitement, aux arguments anti-féminins et antiféministes qui font alors florès. C’est pourquoi ces éloges collectifs, qui réunissent les listes de femmes illustres et des apologies du sexe féminin ne sont pas dénués de tensions ni de combativité.
Ce volume rassemble des pièces de Jean Marot, Henri Corneille Agrippa, Hélisenne de Crenne, Charles Estienne, Alexandre Van den Bussche, Madeleine et Catherine Des Roches, Marie de Romieu, Marguerite de Valois et Marie de Gournay. Publiées entre 1506 et 1622, elles témoignent de la vitalité du genre de l’éloge collectif, de la diversité de ses formes et de la variété de ses tons. Proposant des images multiples du sexe féminin, ces textes suggèrent parfois de nouvelles zones d’expérience légitimes pour les femmes et de nouveaux rapports de sexe. C’est cette richesse, et l’existence même d’une production généralement tout à fait inconnue, que cette anthologie entend saisir et faire découvrir, ou redécouvrir, dans une orthographe modernisée.

ISBN 978-2-86272-743-1
Format 11x17,5 cm - 376 pages
Prix 15€

Disponible en librairie ou par correspondance (publications @ univ-st-etienne.fr)

Publié le 25 novembre 2021

Goutelas par lui-mêmeMémoires intime d'une renaissance

Maurice Damon

 

© Presses universitaires de Saint-Étienne

 

Un soir de juillet 1961, Paul Bouchet, avocat, rencontre Noël Durand, agriculteur, propriétaire du château de Goutelas, à Marcoux dans la Loire, en ruine, envahi par les broussailles. Il vient lui exposer le projet qu’il a de restaurer et faire revivre le château. La rencontre de ces deux hommes passe pour l’événement fondateur qui conduira à la renaissance de Goutelas, l’un des lieux historiques de l’humanisme en Forez. Le pari sera en effet tenu : les années soixante verront s’enchaîner les étapes de déblaiement, de reconstruction, de restauration du château, devenu depuis lors haut lieu de rencontres et siège d’un actif centre culturel de rencontres. La singularité de l’aventure tient à la place considérable du bénévolat – 150 000 heures de travail ! –, et aussi à la diversité des origines sociales et culturelles de ceux qui ont pris part ensemble à la tâche commune : intellectuels, paysans foréziens, ouvriers syndicalistes. Les acteurs de cette renaissance, profondément marqués par ce qu’ils nomment « l’esprit de Goutelas », ont voulu rassembler et livrer leurs souvenirs. C’est leur mémoire de cette époque pionnière qui est ici reconstituée.

ISBN 978-2-86272-750-9
Format 16x24 cm - 170 pages
Prix 15€

Disponible en librairie, à la boutique du château ou par correspondance (publications @ univ-st-etienne.fr)

Publié le 18 novembre 2021

Les corps perdusUne histoire des corps de la région stéphanoise de la fin du XVIIIᵉ siècle aux années 1920

Mikaël Duarte

 

© Presses universitaires de Saint-Étienne

 

Alors que l’industrialisation commence à la fin du XVIIIe siècle dans la région stéphanoise, les élites se confrontent à leur dépendance au savoir-faire des populations artisanes et ouvrières. Les conceptions économiques et culturelles du travail de ces dernières se distinguent de plus en plus de celles de la bourgeoisie locale. Elles s’appuient sur une perception des corps en prise et en interactions étroites avec les fluides divers du cosmos, se réalisant dans une culture dionysiaque, rabelaisienne et millénariste, un rythme corporel qui s’adapte aux aléas et à une économie corporelle spécifique. Cette approche du monde s’avère très différente de la rationalité qu’exige l’industrie. Les élites s’emploient à saper progressivement cette culture, afin de se rendre maître des processus productifs. Cette disqualification des corps ouvriers emploie les théories de la dégénérescence et s’appuie sur l’hygiénisme, la suppression de l’initiative ouvrière dans la production industrielle, par la mécanisation, en particulier, et sur des disciplines du corps instillées aux populations, en commençant par les femmes.

ISBN 978-2-86272-741-7
Format 16x24 cm - 328 pages
Prix 22€

Disponible en librairie ou par correspondance (publications @ univ-st-etienne.fr)

Publié le 21 octobre 2021

Le surgissement des archives

Rodolphe Olcèse

 

© Presses universitaires de Saint-Étienne

 

Le remploi d’archives est une puissance filmique de tout premier ordre, non seulement par le territoire d’inventivité et de renouvellement formels que ce geste de création ne cesse de creuser, mais aussi parce qu’il engage une possibilité essentielle du medium. Le présent texte s’efforce de montrer la singularité et l’acuité de cette pratique telle qu’elle est développée dans trois films contemporains : X+ (2010) de Marylène Negro, The Uprising (2012) de Peter Snowdon et Pays Barbare (2013) de Yervant Gianikian et Angela Ricci Lucchi. Ces films sont appréhendés dans leur capacité à mettre en évidence une matérialité (fragments, rythmes) et des modalités de mise en œuvre (traduction, dialogisme, répétition) propres au médium cinématographique. Pensée à l’aune de son surgissement, l’archive se présente dans ses dimensions indissociablement poétiques et politiques, ouvrant dans l’ordre de l’expression filmique des espaces utopiques qui confrontent le présent à son propre devenir.

ISBN 978-2-86272-740-0
Format 16,7x21 cm - 336 pages
Prix 25€

Disponible en librairie ou par correspondance (publications @ univ-st-etienne.fr)

Publié le 8 juillet 2021

La CuisineDe la marmite au patrimoine

Aurélie Brayet

 

© Presses universitaires de Saint-Étienne

 

Au pays du jambon beurre, du camembert, de la blanquette, de la cuisine du terroir et de la gastronomie qu’en est-il de la cuisine et des pratiques culinaires ? À l’instar de l’espace de vie que le même mot désigne aussi, cette cuisine accommodée, patiemment préparée et dégustée, cet acte culinaire semble être devenu ces dernières années au-delà d’une nécessité, une vraie mode avec ses tendances, ses stars et ses accessoires. Les Français vouent un véritable culte à la cuisine et érigent volontiers l’acte culinaire en symbole national. Élevée au rang de patrimoine, la cuisine qui a connues de véritables révolutions au cours du XXe siècle est aujourd’hui plus que jamais un enjeu de société. Comment et pourquoi la cuisine est-elle entrée à l’UNESCO ? Quelles différences entre le patrimoine alimentaire, culinaire et gastronomique ? Qu’est-ce que le « Repas gastronomique des Français » inscrit au PCI de l’Unesco ? Que nous dit cette course aux labels comme ceux du « Patrimoine culturel immatériel de la France » ou des « Sites remarquables du Goût » et qui se superposent parfois à des qualifications en AOP ou IGP ? À l’heure où la lutte pour le respect et le maintien de la biodiversité animale et végétale, des paysages, des savoir-faire ancestraux et la diversité alimentaire sont devenus des enjeux cruciaux, la connaissance et la préservation de nos patrimoines culinaires, sous toutes leurs formes se révèlent être des défis majeurs.
Ce petit ouvrage propose de mieux comprendre le processus qui fait passer la cuisine de la marmite au patrimoine. Il s’agit également d’appréhender la diversité des formes patrimoniales de la cuisine afin de cerner tous les enjeux et défis de la reconnaissance, préservation et valorisation des patrimoines culinaires.

ISBN 978-2-86272-738-7
Format 12,5x19 cm - 136 pages
Prix 9€

Disponible en librairie ou par correspondance (publications @ univ-st-etienne.fr)

Publié le 6 mai 2021

Les Aléas de la parole publique(1789-1815)

Jean-Claude Bonnet

 

© Presses universitaires de Saint-Étienne

 

Les études réunies dans ce volume traitent principalement du débat sur la « parole publique » qui resta à l’ordre du jour de 1789 à 1815. Passionnés par une néologie créatrice, Mercier et Bernardin de Saint-Pierre ont vu leur interrogation proprement littéraire céder la place à la seule question du vocabulaire politique. Après le moment prodigieux où le peuple « naissait » à la parole des orateurs, comme le dira Edgar Quinet, tout s’envenima dans de fatales dérives. L’analyse de ce processus est pleine d’intérêt pour comprendre nos débats politiques d’aujourd’hui. Soucieux de faire taire les muses belliqueuses, Napoléon leur opposa son laconisme personnel et l’énergie électrisante de ses harangues militaires. Au serment du jeu de Paume, annonciateur de la nouvelle parole publique, succédait le serment prétorien à l’Empire qui confinait au silence. Le verbe napoléonien allait de pair avec des fastes et des monuments, comme avec la refondation symbolique de l’état. Les règles d’exercice de la parole publique que les assemblées révolutionnaires avaient tenté de définir, ont connu jusqu’à nos jours de nombreux aléas. Elles ont été à nouveau remises en cause récemment par le retour d’un mauvais son haineux. Pour mieux affronter les difficultés qui sont les nôtres, il n’est pas inutile de revisiter les origines troubles de notre République.

Jean-Claude Bonnet, directeur de recherche au CNRS, a notamment publié Naissance du Panthéon (Fayard, 1998) pour lequel il a reçu le Grand prix d’histoire Chateaubriand, La Gourmandise et la faim (Le Livre de Poche, 2015) et, en 2020, Les connivences secrètes. Diderot, Mercier, Chateaubriand (CNRS ÉDITIONS). Il a été le maître d’œuvre de la première réédition complète des principaux ouvrages de Louis Sébastien Mercier.

ISBN 978-2-86272-739-4
Format 16x24 cm - 192 pages
Prix 22€

Disponible en librairie ou par correspondance (publications @ univ-st-etienne.fr)

Publié le 8 avril 2021