Lettres, idées, arts (XVIᵉ – XVIIIᵉ siècle)
Directrices – Christelle Bahier-Porte et Delphine Reguig
« Lettres, idées, arts (XVIe – XVIIIe siècle) » prend la suite de la collection « Renaissance et Âge classique » fondée dans les années 1970. Elle accueille des études critiques privilégiant l’approche de l’histoire des idées pour aborder les corpus littéraires et artistiques. Considérant le texte comme un lieu naturel d’élaboration de la pensée dans la forme et par la forme, une telle approche ambitionne de contribuer à écrire une histoire spécifique de la constitution, de l'expression et de la transmission des savoirs. C’est pourquoi la collection est ouverte au mouvement réflexif qui concourt à historiciser les concepts comme à explorer leur construction dans l’historiographie critique. « Lettres, idées, arts (XVIe – XVIIIe siècle) » peut également accueillir des éditions de textes qui participeront à nourrir et à éclairer une telle démarche, attentive aux continuités historiques autant qu’aux complexités intellectuelles.
Les Pautrard, humanistes de père en fillePoésie, livres et savoirs dans le comté de Bourgogne au début du XVIIᵉ siècle
Audrey Duru et Lucie Claire (dir.)

© PUSE, 2026.Au carrefour de l’histoire du livre et de l’histoire franc-comtoise à l’époque d’Albert et d’Isabelle d’Autriche, de l’histoire de la poésie et de l’art, ce volume pluridisciplinaire enquête sur une appropriation au féminin de savoirs du livre et du texte à la fin de l’âge humaniste. À la notion d’auteur consacré, il oppose celle d’auteur lecteur, ou dans le cas de Jaqua Françoise Pautrard, d’autrice lectrice. Interrogeant l’histoire littéraire qui hiérarchise les écrits afin de ne retenir que les œuvres canoniques, il examine une anthologie de lectures, signée d’une poétesse sans doute jeune, fille du pédagogue Bartholomé Pautrard, active à Arbois dans le comté de Bourgogne vers 1609-1613, dont le livre manuscrit condense une bibliothèque sous la forme de citations grecques, latines, françaises, italiennes, traduites, mises en vers, commentées. Les études réunies dans cet ouvrage mettent en évidence la circulation européenne de classiques, de traités et de manuels, tout en cernant les processus dans lesquels leur réécriture les engage en vue de faire œuvre, confessionnalisation et littérarisation.
ISBN 978-2-86272-814-8
Format 16 x 24 cm - 322 pages
Prix 22 €
Disponible en librairie ou par correspondance
Les Aléas de la parole publique(1789-1815)
Jean-Claude Bonnet

© PUSE, 2021.Les études réunies dans ce volume traitent principalement du débat sur la « parole publique » qui resta à l’ordre du jour de 1789 à 1815. Passionnés par une néologie créatrice, Mercier et Bernardin de Saint-Pierre ont vu leur interrogation proprement littéraire céder la place à la seule question du vocabulaire politique. Après le moment prodigieux où le peuple « naissait » à la parole des orateurs, comme le dira Edgar Quinet, tout s’envenima dans de fatales dérives. L’analyse de ce processus est pleine d’intérêt pour comprendre nos débats politiques d’aujourd’hui. Soucieux de faire taire les muses belliqueuses, Napoléon leur opposa son laconisme personnel et l’énergie électrisante de ses harangues militaires. Au serment du jeu de Paume, annonciateur de la nouvelle parole publique, succédait le serment prétorien à l’Empire qui confinait au silence. Le verbe napoléonien allait de pair avec des fastes et des monuments, comme avec la refondation symbolique de l’état. Les règles d’exercice de la parole publique que les assemblées révolutionnaires avaient tenté de définir, ont connu jusqu’à nos jours de nombreux aléas. Elles ont été à nouveau remises en cause récemment par le retour d’un mauvais son haineux. Pour mieux affronter les difficultés qui sont les nôtres, il n’est pas inutile de revisiter les origines troubles de notre République.
ISBN 978-2-86272-739-4
Format 16 x 24 cm - 192 pages
Prix 22 €
Disponible en librairie ou par correspondance

Université Jean Monnet